Ligue 1 : Comme Monaco, l'Olympique de Marseille sait faire de bonnes affaires sur le marché des transferts

Ligue 1 : Comme Monaco, l'Olympique de Marseille sait faire de bonnes affaires sur le marché des transferts


Les départs de plusieurs cadres en fin de contrat (Gignac, Ayew, Mandanda) lors des deux dernières intersaisons ont fait oublier que Marseille sait aussi vendre et acheter malin sur le mercato

Du «projet Dortmund» au «Champions project», la dénomination change mais, dans le fond, la problématique reste la même : attirer des joueurs capables d'emmener et de maintenir l'Olympique de Marseille au top. Alors que se profile le marché hivernal des transferts, les nouveaux dirigeants phocéens veulent frapper fort, comme détaillé vendredi dans nos colonnes.
L'OM va disposer de davantage de moyens que lors des deux dernières saisons. Il devra devra quand même se montrer malin, comme savent le faire par exemple Séville, le FC Porto ou Monaco.

L'ASM, en visite au Vélodrome (samedi 17h10, 14e journée de Ligue 1), a elle aussi changé de projet, pour s'orienter vers les jeunes à fort potentiel (sur le terrain puis à la revente). Revendre des joueurs avec une plus-value intéressante, Marseille sait faire, comme il l'a encore montré l'été dernier.

Michy Batshuayi (acheté 6M, revendu 40)

D'un point de vue financier, le cas de l'attaquant belge est un modèle. Avant même de devenir la vente record de l'histoire de l'OM (transfert à Chelsea contre 40M), Michy Batshuayi était une bonne affaire.

Il avait été acheté au Standard de Liège, à l'été 2014, pour 6 millions alors que sa valeur marchande était alors estimée par le site Transfermarkt à 8 millions.

Marseille l'avait donc acheté à bas prix, et l'a revendu l'été dernier avec une très nette surcote : Batshuayi était alors estimé à 15M d'euros. Le bénéfice de l'explosion des droits TV en Premier League, mais pas seulement.

Dimitri Payet (acheté environ 8M, revendu 15)

Sa première saison à West Ham, son retour en équipe de France et ses prestations sous le maillot bleu durant l'Euro ont, depuis, fait encore grimper sa cote (Transfermarkt l'estime à 30M d'euros). Mais avant cela, Marseille avait aussi su tirer profit du passage de Dimitri Payet (2013-2015).

L'OM avait transféré le milieu offensif en provenance de Lille contre 8,7M alors qu'il en valait presque le double d'après le site spécialisé en transferts. Et alors que sa valeur marchande avait légèrement baissé au fil de ses deux saisons olympiennes (de 15M à 13M), le club l'a vendu pour 15 millions, soit une double majoration : par rapport au prix d'achat et par rapport à sa valeur marchande.

Giannelli Imbula (acheté environ 7M, revendu 20)

Le choix s'est finalement avéré judicieux. Après avoir scellé la venue du jeune milieu de terrain de Guingamp contre 7,5 millions, soit plus du double de sa valeur estimée à l'été 2013, l'OM a vu Giannelli Imbula s'affirmer comme un bon élément sous Marcelo Bielsa et a effectué une belle plus-value : à l'été 2015, le FC Porto l'a acheté pour 20M d'euros. Il était estimé, là encore, à presque moitié moins (12M selon Transfermarkt).

Franck Ribéry (arrivé libre, revendu 25)

Si son départ de Galatasaray avait été tumultueux concernant sa rupture contractuelle, Franck Ribéry était arrivé libre à l'OM en 2005, donc sans indemnité de transfert.

Sous le maillot marseillais, l'ailier a brillé et est devenu international. Le Bayern Munich a déboursé, en 2007, la somme de 25 millions pour le recruter. Un transfert d'autant plus réussi financièrement pour Marseille que Ribéry était alors estimé à 23M.

Benjamin Mendy (acheté 4M, revendu 13)

Signe que le savoir-faire de Monaco pour recruter et vendre des jeunes joueurs est partagé par l'OM, Benjamin Mendy a été vendu au club de la Principauté pour plus du triple de son prix d'achat.

Si les Olympiens l'avaient acheté (4M), en 2013 en provenance du Havre, un peu au-dessus de sa valeur estimée (2M), ils ont effectué à leur tour un bénéfice très intéressant. Au moment de son départ lors de la dernière intersaison, le latéral gauche valait 6,5M d'après Transfermarkt.

Samir Nasri (formé au club, vendu 16M)

C'est un pan que l'OM devait développer avec son «projet Dortmund» : la mise en avant de joueurs formés au club. L'exemple de Samir Nasri illustre les potentielles plus-values à réaliser sur le marché des transferts.

En 2008, lorsque s'est positionné Arsenal, les dirigeants de Marseille ont négocié un départ à 16 millions d'euros pour leur milieu de terrain, estimé alors à 15M.

Cesar Azpilicueta (acheté 6M, revendu plus de 8)

Dans le cas du latéral espagnol, le bénéfice réalisé par le club phocéen n'a pas de quoi donner le tournis, mais montre quand même un cas bien géré.

En 2010, Marseille avait acheté Cesar Azpilicueta à Osasuna pour 6 millions d'euros, quand sa valeur marchande était estimée à 7M, puis l'a revendu deux ans plus tard à Chelsea contre 8,8M, alors que son transfert était estimé à 7,5M.

Nicolas Nkoudou (acheté plus de 1M, revendu 11)

Comme sur le dossier Batshuayi, l'OM a profité durant l'été de la flambée des moyens des clubs de Premier League pour générer un profit de la vente de Georges-Kevin Nkoudou (dont le transfert a aussi permis le prêt de Clinton Njie).

Marseille l'avait acheté en 2015 à Nantes pour 1,5 million d'euros (valeur estimée : 2M), et l'a revendu une saison plus tard à Tottenham contre 11 millions (valeur estimée : 7).

Didier Drogba (acheté 6M, revendu plus de 38)

Pendant douze ans, jusqu'à l'été dernier, son transfert vers Chelsea constituait le record dans le sens des départs pour l'OM. Avec une inflation liée, déjà, aux moyens financiers du club anglais, mais surtout à l'émergence de l'un des meilleurs attaquants au monde.

En un an, au terme de sa troisième saison en L1, l'attaquant ivoirien a vu son prix passer de 6 à 38,5 millions. Une plus-value à laquelle Marseille ne pouvait pas dire non


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