Balotelli permet à Nice de prendre le large

Balotelli permet à Nice de prendre le large

Grâce à un doublé de Mario Balotelli, l'OGC Nice domine Dijon (2-1). Bien aidés par quelques décisions arbitrales favorables, les Aiglons réalisent le coup parfait et comptent provisoirement sept points d'avance sur le Paris-SG et quatre sur Monaco en tête de la Ligue 1.

Le Paris Saint-Germain battu à Guingamp, Nice avait l’occasion d’accentuer son avance en tête de la Ligue 1 avec la possibilité d’un écart de sept unités sur les champions de France en titre. Pour ce dernier match à l’Allianz Riviera avant les fêtes, les Aiglons devaient donc offrir un beau cadeau à leurs supporters, avec la réception de Dijon, qui restait sur huit rencontres sans succès toutes compétitions confondues.
Après avoir mis quelques minutes à rentrer dans le match, les Niçois se procuraient la première grosse opportunité. Servi par Seri entre les lignes, Mario Balotelli pivotait mais ne cadrait pas son tir (7e). Les visiteurs répliquaient au quart d’heure. Diony se jouait de Le Marchand et Dante mais sa frappe en déséquilibre terminait à droite des buts de Cardinale. Dijon ne comptait pas se laisser faire et Lees-Melou, excentré à droite de la surface, ne cadrait pas sa frappe (24e). Nice s’essayait aussi sur les coups-de-pied arrêtés. Buteur à Paris dans cet exercice, Cyprien trouvait cette fois-ci les gants de Reynet (27e).
Les Aiglons ne parvenaient à faire la différence mais allaient bénéficier d’un penalty assez généreux : Pléa débordait Abdelhamid qui l’accrochait légèrement. Balotelli transformait malgré la présence de Reynet (1-0, 32e) et inscrivait son 7e but en autant de titularisations en L1, son premier depuis le 30 octobre et une victoire contre Nantes (4-1). Mais il était écrit que les Dijonnais allaient eux aussi être graciés par Benoît Millot. Souquet était sévèrement sanctionné pour un pied haut sur Rüfli, qu’il ne touchait même pas. Tavares ne tremblait pas du point blanc (1-1, 37e). Une égalisation heureuse mais méritée pour un DFCO accrocheur et qui rentrait au vestiaire avec un score nul logique, malgré un ultime coup-franc de Balotelli au-dessus.
Nice a fait le dos rond
Nice repartait tambour-battant en seconde période et allait vite reprendre les devants. Sur un centre de la droite de Souquet, Balotelli se jetait pour pousser le cuir au fond (2-1, 50e). Un but validé malgré une position de hors-jeu de l’attaquant italien. Dijon répliquait mais Gastien, servi en retrait dans la surface, tergiversait trop et Cardinale captait en deux temps (52e), avant que Tavares ne voit sa reprise détournée par Cardinale (60e). Nice relâchait quelque peu l’étreinte à l’instar d’un Balotelli s’éteignant au fil du match, même si sa frappe lointaine faisait passer un frisson dans les rangs dijonnais (66e). A l’inverse, les hommes d’Olivier Dall’Oglio ne comptaient pas jouer les victimes expiatoires. La tête de Varrault, l’ancien de la maison azuréenne, ne trouvait pas le cadre (75e), pas plus que la frappe de Sammaritano (78e) et celle de Rüfli (81e). Dijon poussait mais Nice tenait le choc, à l’image d’un Dante régnant en patron dans sa défense.
La pression dijonnaise s’intensifiait mais c’est Nice qui frôlait le break en contre. Servi à la perfection par Walter, Pléa voyait sa reprise s’écraser sur la barre transversale (87e). À l’inverse, Dijon perdait son capitaine Cédric Varrault, doublement averti pour faute puis protestation (88e). La fin des illusions pour les Bourguignons, qui concédaient un 14e match consécutif sans victoire loin de ses bases. Sans briller mais avec un peu de réussite (la chance du futur champion ?), les Aiglons profitent pleinement des malheurs actuels du Paris Saint-Germain et mettent la pression sur Monaco, qui pourraient sacrer les Niçois champions d’automne en cas de défaite face à Lyon ce soir.



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