PSG : Kevin Trapp en salle d'attente

PSG : Kevin Trapp en salle d'attente


La requête remonte à au moins dix jours, mais la dernière prestation de son coéquipier Alphonse Areola samedi à Montpellier (0-3) n'a pas dû atténuer ses interrogations. Kevin Trapp a sollicité un rendez-vous avec les dirigeants du PSG pour faire le point. Réduit à un rôle de doublure après avoir débuté la saison dans la peau d'un titulaire (du Trophée des champions, le 6 août, à la 4e journée de L 1, le 9 septembre), le gardien allemand n'est pas enchanté par sa position et veut le faire savoir.

À un mois de l'ouverture du mercato, on peut interpréter cela comme une façon de mettre la pression sur sa direction. D'autant que sa situation fait jaser en Allemagne et que plusieurs clubs de Bundesliga sont venus aux informations pour celui qui est considéré comme l'un des cinq meilleurs gardiens du pays. Pourtant, a priori, Trapp (26 ans) ne réclame pas de bon de sortie. Conscient, sans doute, qu'un départ cet hiver est très peu vraisemblable, pour deux raisons aussi solides l'une que l'autre. D'abord, le PSG n'imagine pas une seconde se séparer de lui en vue de la seconde partie de saison, sachant qu'il a déjà prêté Salvatore Sirigu (Séville) et que le troisième gardien est le jeune Rémy Descamps (20 ans), sans aucune expérience du haut niveau. Ensuite, le salaire (400 000 € brut par mois) et la durée du contrat de Trapp (2020) le rendent quasi inaccessible pour l'immense majorité des prétendants éventuels.

Le creux d'Areola


Trapp veut juste faire part de ses interrogations et entendre la position de son employeur. Il ne lui a pas échappé qu'Areola traverse actuellement un petit creux. Titularisé contre Rennes (4-0) et Nantes (2-0) pendant la blessure du Français début novembre, il a aussitôt retrouvé le banc au retour de son coéquipier. Même s'il conserve une attitude professionnelle à l'entraînement, il aimerait sans doute savoir si la «concurrence» prônée par Emery est une réalité ou si le Basque a définitivement tranché en faveur de son cadet. Un scénario qui ne lui paraîtrait pas impossible : la saison passée, Laurent Blanc lui avait maintenu sa confiance après ses propres erreurs.
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